Ubisoft a annoncé le 10 juillet 2026, par communiqué officiel, que Assassin’s Creed Black Flag Resynced avait dépassé les 2 millions d’exemplaires vendus en 24 heures, avec un pic de 99 451 joueurs simultanés sur Steam, record absolu de la franchise sur la plateforme.
Le succès est aussi critique : 85 % sur OpenCritic, 84 sur Metacritic, ce qui en fait l’épisode le mieux noté de la saga depuis le Black Flag original de 2013. De mon côté, je vous disais avant la sortie que ce remake était superbe mais très fidèle, parfois trop, et vendu 59,99 euros pour un jeu de 2013 : les tests confirment globalement ce portrait, avec des notes qui saluent la refonte et regrettent le manque de renouvellement en profondeur.
Mais le détail le plus intéressant n’est pas le chiffre, c’est le fait qu’il existe. C’est la première fois en plus de dix ans qu’Ubisoft communique un nombre d’exemplaires vendus précis pour un Assassin’s Creed. Pendant une décennie, l’éditeur a soigneusement entretenu le flou : des « millions de joueurs » qui incluent les abonnés Ubisoft+, des « revenus records » sans point de comparaison, jamais un chiffre de ventes sec. Si Ubisoft sort de son opacité aujourd’hui, c’est que le chiffre l’arrange, et il faut garder ça en tête la prochaine fois qu’un lancement sera accompagné de métriques vagues : l’absence de chiffre est un chiffre. L’autre conséquence vous concerne directement : Ubisoft avait dit que l’avenir de ses remakes dépendrait de cette performance. À 2 millions en un jour, attendez-vous à une vague de remakes vendus 60 euros, la trilogie Ezio étant la candidate la plus citée. Ce n’est pas un mal en soi, le travail sur Resynced est réel, mais deux réflexes s’imposent : ne payez jamais le prix des stores quand la grande distribution affiche déjà le jeu à environ 40 euros, et gardez un œil sur les microtransactions cosmétiques que ce remake solo plein tarif embarque déjà, car c’est ce modèle là que le succès valide aussi.

