The Blood of Dawnwalker est sorti le 3 septembre sur PS5, Xbox Series et PC. C’est le premier jeu de Rebel Wolves, studio polonais fondé en 2022 par des vétérans de CD Projekt, dont Konrad Tomaszkiewicz, réalisateur de The Witcher 3. Quatre ans de développement, sous Unreal Engine 5, édité par Bandai Namco.
L’accueil critique est bon. 84 sur Metacritic, 86 sur OpenCritic. Ce qui frappe, c’est la dispersion : certains testeurs en font l’un des meilleurs RPG de ces dernières années, d’autres se montrent nettement plus réservés. Cet écart est en soi une information.
Ce qui revient dans les tests positifs : l’écriture, les personnages, le lore vampirique, le système de temps avec ses trente jours et trente nuits, et la dualité humain le jour, vampire la nuit. Le Journal du Geek place le jeu juste sous The Witcher 3, ce qui est un compliment considérable pour un premier titre.
Ce qui revient dans les réserves : la structure du monde ouvert, jugée datée. Gameblog écrit qu’elle reprend le modèle de The Witcher 3, marquant il y a onze ans, nettement moins en 2026.
Et puis il y a le sujet qui vous concerne vraiment. Les avis Steam plafonnent autour de 73 %, en « majoritairement positif », alors que le jeu est entré dans les meilleures ventes de la plateforme. La quasi-totalité des réserves sont techniques.
Le test de Xboxygen est le plus explicite : clipping abondant, textures qui tardent à charger, collisions étranges en escalade et en combat rapproché, IA des PNJ humains discutable, et des plantages qui renvoient à l’accueil de la console, de plus en plus fréquents à mesure qu’on approche de la fin.
Bonne nouvelle, et elle est réelle : Rebel Wolves n’a pas attendu. Un premier correctif est arrivé dès le lendemain de la sortie, corrigeant plusieurs blocages de quête et un problème de sprint à la manette. Un autre a ajouté sur consoles les modes Performance à 60 images par seconde, Équilibré à 40 et Qualité à 30, avec des améliorations visuelles pour la PS5 Pro. Le studio annonce que ce n’est qu’un début.
Restent des problèmes ouverts, que le studio reconnaît enquêter : saccades en mode fenêtré, plantages à la compilation des shaders, et cartographie des boutons de la manette PS5.
Ma recommandation a donc changé depuis vendredi. Trois correctifs en quatre jours, ce n’est pas un studio qui abandonne son jeu, c’est un studio qui court derrière et qui l’assume. Si vous jouez sur consoles, les modes de performance sont là, vous pouvez y aller. Si vous jouez sur PC et que les plantages de shaders vous inquiètent, laissez passer une semaine de plus, le correctif de fond est annoncé.
Ça ne change rien au fond du problème, et je ne vais pas le passer sous silence : vous payez 69,99 € pour un produit que le studio termine après vous l’avoir vendu. La réactivité est bienvenue, elle ne remplace pas une sortie propre.

