Le 2 juillet 2026, Shuhei Yoshida, ancien président des PlayStation Studios, a publié sur X ses impressions après quelques heures sur la Steam Machine de Valve : performances 3D jugées « bof », rendu recommandé en 1080p par défaut, temps de lancement très longs et prix qualifié de dissuasif.
Sa formule qui tourne partout : le 1080p par défaut lui donne l’impression de revenir à l’époque de la PS4. Il salue en revanche l’interface de SteamOS, le format compact et silencieux, l’allumage depuis la manette et les façades interchangeables, et il garde la machine pour jouer à sa bibliothèque Steam sur sa télé. Sa conclusion est sans détour : difficile à recommander à ce prix, sauf pour faire de la veille. Pour rappel, la Steam Machine est vendue en France 1039 euros en version 512 Go et 1359 euros en version 2 To, manette non incluse sur le premier modèle. À titre de comparaison, une PS5 Pro, qui embarque aussi 2 To, coûte 899,99 euros, soit environ 460 euros de moins.
Au-delà de la pique d’un ancien de Sony contre Valve, ce qui compte pour vous est ailleurs. Cette machine à plus de 1000 euros aux performances discutées installe un précédent de prix, et tous les constructeurs regardent si les joueurs l’acceptent. Sony vend déjà sa PS5 Pro à 899,99 euros, Microsoft augmente ses Xbox cet été, et chaque machine chère qui trouve son public rend la suivante plus facile à vendre au même tarif. À noter aussi que Valve a discrètement revu sa communication sur la 4K, passée d’une promesse de 4K 60 images par seconde à un plus prudent « jusqu’à 4K », ce qui donne raison à Yoshida sur le fond. Mon conseil : à ce prix, un PC équivalent monté soi-même coûte à peu près pareil et reste évolutif, et une console classique fait le travail pour beaucoup moins cher. Rien ne justifie de se jeter sur cette première fournée.

