Studio / Éditeur : Infinity Ward · Activision
Genre : FPS
Plateformes : PC · PS5 · Xbox Series X/S · Nintendo Switch 2
Prix annoncé : 69,99€
Date de sortie : 23 octobre 2026
D’habitude, quand un nouveau Call of Duty est annoncé, je hausse les épaules. Cette fois, je me suis surpris à lire le détail des annonces. Je n’ai rien en main, je ne promets rien, mais pour une fois, j’ai des attentes.
Et avant d’expliquer lesquelles, il faut comprendre d’où elles viennent.
L’an dernier, Battlefield 6 a bien vendu, mais pour les mauvaises raisons. DICE a copié le modèle Call of Duty en sacrifiant ce qui faisait sa propre force, et beaucoup de joueurs l’ont acheté par défaut, pour fuir un Black Ops 7 raté, pas par conviction. On ne choisit pas un jeu qu’on aime de la même façon qu’on fuit un jeu qu’on déteste.
Ce vide, MW4 arrive précisément pour le combler. Et il le fait en assumant l’inverse de la stratégie de DICE : ne pas chercher à être autre chose que ce qu’il est.

Le premier signal, c’est le gunplay.
Infinity Ward annonce la fin du bloom, cette dispersion aléatoire qui décidait parfois à votre place du résultat d’un duel. À la place, un système baptisé Ballistic Authority, pensé pour que la balle aille là où vous visez. Si vous tirez juste, vous touchez. Ça paraît évident, et pourtant la série l’avait oublié.
Ajoutez à ça un mouvement recentré, un seul saut, sans les acrobaties qui transformaient les derniers épisodes en patinoire. Sur le papier, c’est le retour aux fondamentaux que la communauté réclame depuis MW2019.
Le deuxième signal, c’est la campagne, et c’est là que mes attentes sont les plus hautes.

Le conflit entre les deux Corées n’a pas été inventé dans une salle de réunion. C’est une tension réelle, ancrée, qui n’a pas besoin d’être gonflée pour tenir debout. Un scénario d’invasion à grande échelle y est crédible, et cette crédibilité change tout : elle donne du poids à ce qu’on raconte, là où trop de campagnes récentes se contentaient d’un décor.
Si Infinity Ward saisit ce que ce cadre lui offre, il y a matière à raconter quelque chose de marquant. C’est précisément sur ce terrain que je veux être surpris.
Le troisième signal est arrivé plus tard, au Xbox Games Showcase du 7 juin : le retour du DMZ.
C’est le mode extraction de la série, et il revient avec une vraie ambition. On débarque dans une zone coréenne en monde ouvert, baptisée zone d’exclusion de Hajin, pour récupérer du matériel et ressortir vivant, entre une IA hostile et d’autres joueurs venus chercher la même chose. Solo ou en équipe, avec la possibilité de négocier, de coopérer un temps, ou de trahir. Infinity Ward mise sur les histoires que les joueurs se créent eux-mêmes.

L’idée est séduisante et cohérente avec le cadre du jeu. Mais c’est aussi le signal sur lequel je suis le plus prudent. Le premier DMZ n’avait jamais vraiment dépassé son statut de bêta avant d’être abandonné. Promettre mieux, c’est bien. Le livrer, c’est une autre affaire.
Reste que je ne signe aucun chèque en blanc.
À 69,99€, et sans Game Pass cette fois, l’achat day one engage vraiment celui qui le fait. La boutique, elle, sera au rendez-vous comme toujours. La question n’est pas son existence, mais sa place : est-ce que les cosmétiques vont brouiller la lisibilité en pleine partie, ou rester à leur juste distance du jeu ?
Et puis il y a les maps, dont on n’a presque rien vu. C’est pourtant là que tout se jouera, bien plus que dans n’importe quelle annonce. Un bon gunplay sur une mauvaise carte ne vaut rien.
Infinity Ward a fait les bonnes annonces. Reste à savoir si, le 23 octobre, le jeu sera à la hauteur de sa propre ambition.
Moi je l’attends au tournant. Et vous, vous y croyez, ou vous attendez de voir comme moi ?

